Noorg

 
 
 
 
 
 

Située à la frontière ténue entre un rock noise expérimental, une esthétique résolument contemporaine et le drone électroacoustique, la musique de NOORG traduit sa singularité à l’intérieur d’un univers aux sources multiples.

Sculpteurs de matière, Les deux musiciens travaillent le son en tissant une toile complexe à partir d’un seul et unique fil continu, ils travaillent au millimètre, affinent les épaisseurs, déplacent les sources dans l’espace pour donner naissance à un paysage sonore acoustique, électronique, rythmique et harmonique.

 

 

Médias





Photos

 

 

 

Dates

 

 

21 septembre 2019, Noorg au festival Le Son des Pierres, Apt

4 octobre 2019, Noorg, Arsenal Metz

9 au 20 octobre 2019, Noorg en tournée Atlanta, Etats-Unis

 

...passées

14 juillet 2019, Noorg au festival Jazz à Luz

30 mars 2019, festival Superflux, Tours

27 mars 2019, A Web, a Lib, a Wire, La Passerelle, Gap

7 mars 2019, "Unplugged", La Passerelle, Gap

26 février 2019, Metz

15 janvier 2019, A Web, a Lib, a Wire, L'Arsenal à Metz

29 et 30 novembre 2018, Madrid

28 novembre 2018, Bastringue/Bayonne

6 novembre 2018, l'Arsenal ,Metz

25 et 26 octobre 2018, [Facere], BAM, Metz

1er au 5 août 2018, festival de Chaillol

1er juillet 2018, festival Bruisme, le Lieu Multiple, Poitiers

16-17 juin 2018, festival En Pratique, Vatan

10 juin 2018, festival Sons Dessus de Sault

28-29 mai 2018, [Facere], La Pratique, Vatan

14 et 15 mai 2018, [Facere] - La gare de Coustellet

30 mars 2018, La Gare de Coustellet

29 mars 2018, l'Embobineuse, Marseille

28 mars 2018, fondation iMera, Marseille

24 février 2018, Zorba, Paris

1 février 2018 - Tapage Nocturne, Radio France

17 janvier 2018 - La Cave12, Genève

 

 

 

 

 

 

 

1er album de Noorg (label Patazone), sortie le 07/12/2018.

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • xsilence.net, critique de Plexus

 

Plexus

 Label :     Patazone
 Sortie :    vendredi 07 décembre 2018
 Format :  Album / CD  Numérique  

Ça grouille dans cette forêt. On y entre par cette espèce de cliquetis brouillant les pistes entre l'organique et le mécanique, pivert stakhanoviste ou vieille bicyclette avec une feuille morte coincée dans la roue. De droite à gauche, le son joue avec la stéréo, trompant si bien l'attention qu'une fois enterré au loin dans le mix, on réalise que c'est toute une flore et sa faune qui nous entourent. Subrepticement la forêt nous a (r)attrapé. Drôle de nature, aux formes floues, aux timbres à la fois aliens et familiers. Pour sûr, on est pas serein ici, l'oppression sonore est de mise. Alors on s'accroche à un bruit d'oiseau, à un couinement soudain de synthé, à des sortes de frappes métalliques, à un cours d'eau, à tout ce qui semble provenir du monde que l'on connait, indépendamment de si ce son évoque quelque chose de menaçant ou non.

Mais on s'y prend mal. C'est que la menace, comme bien souvent, provient en partie de la différence entre ce que l'on connait et ce que l'on rencontre sur Plexus. D'où ça vient, tous ces sons ? Que me veulent-ils ? Fausses questions ; il suffit d'aller à leur rencontre pour que le vertige éprouvé n'ait plus rien d'aliénant. Certes on ne sera pas précisément à l'aise, ni tranquille, mais on pourra avoir une connexion, que l'on se risquera à faire rimer avec émotion. Au contact d'un cosmos riche en énigmes soniques, doté d'une indéniable narration (si la musique est en partie improvisée, on ne peut se départir de l'impression que ce qu'on nous donne à entendre sur ce montage - si montage il y a - est au moins en partie scénarisé), d'amples mouvements contenant des mouvements plus brefs, des micro-dynamiques qui se percutent, comme des galets qui s'entrechoquent ou des glitchs qui crépitent, des métaux animés d'une souplesse inédite, des nappes noise diluviennes... Inquiétant, ouais. Mais passionnant.

Alors oui, on pourrait expliciter le travail d'Eric Brochard et Loïc Guenin. On pourrait s'encombrer d'un travail d'archéologue, détailler leur méthode, supposer leurs sources de son, s'étendre sur les enregistrements de terrain et les techniques de captation puis de manipulation, spéculer sur la part d'improvisation, la part déterminée, expliciter leur philosophie de travail. Mais ce serait prendre le pouls de ses propres névroses de chroniqueur obsessionnel et faire la sourde oreille au travail de Noorg, qui met tant d'effort et de talent à évoquer l'abstrait à partir de matériaux si divers que la meilleure manière de lui rendre justice serait encore de préserver cette précieuse ambivalence, cet épais mystère qui n'a d'hermétique que sa façade. Et de se laisser engloutir dans ce qu'il ne serait, pour une fois, pas galvaudé de nommer un Univers.

 

  • Revue et corrigée, critique de Plexus (décembre 2018)

 

Tout d’abord il y a des fantômes. Attention, pas des fantômes tous péraves avec des draps de grand-mère sur la gueule, des énooormes fantômes puants, dégoulinants, qui suintent le rance et la tristesse, un peu comme des yokaï japonais, tirant la langue, avec des bouches grandes comme des tunnels de montagne dans les Alpes, des qui font sonner les cloches suspendues devant la porte les nuits pluvieuses, pour s’abriter parce que même quand on est un fantôme ça craint la pluie. On entend les gouttes, et les tintements, et on les sent se rapprocher, se serrer autour de la seule lampe allumée dans la maison, celle du bureau, et sous la table. Pas forcément causants, ni même rassurants malgré leurs sourires, mais ils sont là, c’est une présence tout de même. La pluie, on l’entend un peu, par intermittence, pas glaçante non plus, même réconfortante. Voilà, une mélancolie douce, qu’on est content d’éprouver, c’est mieux que de ne rien ressentir du tout, ainsi que que la société nous accoutume au quotidien. Tout d’abord donc il y a Eric Brochard et Loïc Guénin, l’un tout juste parti de l’ARFI pour se consacrer à plus d’expérimentations sonores, et l’autre s’écartant un peu de ses projets de composition ou d’enseignement, pour se lancer dans ce jeu entre la composition processuelle et l’improvisation travaillée dont le résultat, Plexus, varie selon les concerts, et est donné ici sous une forme assez claire, épurée. Et ces fantômes, ces ombres, se déplacent, chantent plus ou moins fort, mais essayent de nous avoir sur la durée. Le nom du duo, Noorg, vient du livre du philosphe du XVIe-XVIIe siècle Françis Bacon, Novum Organum, prônant l’approche empirique, par déduction, en lien et non contre la nature, dit-il « On ne commande la nature qu’en lui obéissant ». Et ça donne un bon regard sur ce qu’ils proposent, une scrutation à pas lents, pour apprécier les possibilités du dispositif donné à chaque instant, celui-ci étant tout de même vachement étendu : chez Guénin, synthés modulaires, voix, pierres plates sonnées aux mailloches, bols, ordinateur et autres bidouilles, tandis que Brochard traite, crée des boucles et ajoute des couches avec un amas de pédales et de machins à ressorts, des trucs qui débordent de partout. Le résultat, quelque part entre le rock, l’électroacoustique, le bourdon, de ce Plexus est vraiment superbe, physique, délicat et profond, cérémoniel, mais le son reste très clair, et le duo ne mystifie pas le moindre machin à travers dix kilos de reverb ou de saturation, c’est toujours vivant et humain. Et puis cette pluie encore, qui revient s’inviter de temps à autre, pendant que les fantômes partent petit à petit, et s’envolent vers les nuages d’où percent quelques éclaircies.

Grégoire Bressac

 

 

  • actionjazz.fr, critique du concert donné pour Jazz à Luz, juillet 2019

Noorg
Eric Brochard, électronique, objets
Loïc Guénin, électronique, objets

Pluie éparse sur champ d’altitude. Une porte s’ouvre peu à peu, rouillée, discrètement grinçante. Accepter d’être submergé(es). Les gouttes se densifient. Une contrée asiatique. Le rideau d’eau nous entoure. Les cloches de vaches tibétaines surgissent du bol : on verrait apparaître un troupeau dans la brume envahissant le plateau. Vérité de la musique, illusion de la nature…
Avec quelques objets et de l’électronique, ils construisent un monde nouveau, à venir qui fait écho à la majesté impassible des montagnes. Le décor réel se théâtralise. Des nuages glissent en se déformant. Une immense vague céleste vient nous emporter. Nous la laissons nous envelopper.
Un caillou est posé sur une note du clavier. La poésie est en œuvre ; on pense à Magritte. Glisser les doigts sur une ficelle amplifiée devient grondements telluriques. La vague nous recouvre, mais pas de noyades. Les poumons pleins d’eau : acceptation. Envahi(es)  : accord.
Une scierie sous-marine prend forme. Le travail, le feu, les éclats lumineux qui jaillissent du fer. Elle se déplace, fantôme rouillé à l’envie.

Noorg

Une mandoline est tendrement assiégée par un tube en acier ; ainsi cajolée, elle devient machine à produire on ne sait quel métal. Minéralité de l’espace musical.
La mer est sombre et le bateau fantôme choque quelque récif.
Des cloches au lointain, cailloux frappés : on aperçoit encore la surface de l’eau, l’onde, mais on veut rester au fond dans cette curieuse plénitude, berçante malgré son apparente inquiétude. Immersion. C’est comme si l’espace mental était envahi. Quelques grillons jetés ça et là. Poésie sensorielle.
Le son s’éloigne. Ne pas chercher à le retenir. Le garder en soi, paisiblement, comme la « petite musique » de l’infini.

  • ilmanifesto.it, critique du concert donné pour Jazz à Luz, juillet 2019

Caratteristica speciale del festival è l’ubiquitá: diversi luoghi accolgono queste musiche cocciutamente ed orgogliosamente diverse. Tra questi anche una splendida escursione in montagna, dove Noorg, con il loro magico flusso drone hanno riportato tutto all’origine, al magistero senza parole del puro suono, intonando un mantra per le vette. Le divinità nascoste tra le nuvole avranno sicuramente approvato.

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Le Phare à Lucioles
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